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Campus UCharleroi: une nouvelle offre interuniversitaire à Charleroi


L’offre de formation à Charleroi, le rayonnement de l’UMONS dans la région, les synergies inter-universitaires incluant les Hautes Écoles, le développement des sciences tournées vers l’avenir, l’ancrage local et le rôle d’une université, tels sont les sujets évoqués avec Philippe Dubois, recteur de l’Université de Mons.

Si Charleroi se distingue par son offre en Hautes Écoles, la ville ne dispose pas d'Université propre, ce qui entraîne sans doute une « fuite des cerveaux » vers d’autres villes en Wallonie et à Bruxelles. Dans quelle mesure l’Université de Mons, implantée à Charleroi depuis 1978, comble-t-elle cette lacune ?

Je vais répondre en deux phases.

D’abord Charleroi dispose d’une université puisque l’UMONS y est implantée depuis 40 ans. Cette année, nous fêtons le 40e anniversaire. 10% de l’UMONS est située à Charleroi. 820 étudiants sont installés au boulevard Joseph II, et une petite partie – depuis septembre 2018 – réside sur le site de l’ancienne Université du Travail, dans le bâtiment Zénobe Gramme.

Voilà en ce qui concerne le passé et le présent. Quant au futur, j’ai inscrit dans mon programme la volonté claire, affirmée et partagée par tout le collège de renforcer notre présence à Charleroi, au grand bénéfice des étudiants carolos, je dirais même de la métropole carolo. Nous comptons y parvenir de façon concrète. Cela va se matérialiser à travers une association entre l’Université de Mons, l’Université Libre de Bruxelles (ULB), l’Université Ouverte Wallonie-Bruxelles – qui ne dispense pas de cours mais assure une mise en réseau de toutes les offres d’enseignements à Charleroi – et la Haute Ecole Provinciale Condorcet. L’objectif étant de développer une offre complémentaire à celle que l’UMONS propose déjà, à savoir 2 bacheliers complets d'une part, un en sciences de gestion, et un autre en psychologie et sciences de l'éducation. Tout cela a été retranscrit au début de l'année académique. Depuis la mi-septembre, des nouveaux bacheliers ont été développés à Charleroi. Deux nouveaux bacheliers conjointement proposés par l’ULB et l’UMONS sont organisés dans le bâtiment Zénobe Gramme : l’un en sciences humaines et sociales, l’autre en sciences biologiques. Ces deux bacheliers auraient étés limités à la première année mais nous venons de décider officiellement, en accord avec l’ULB, de proposer l’entièreté du cycle de bachelier en sciences humaines et sociales. Les trois années seront donc enseignées à Charleroi.
Nouveauté à partir de septembre 2019 : nous allons proposer, pour la première fois, un bachelier polytechnique conjoint ULB / UMONS et nous comptons aller jusqu’au bout. Il y aura donc en tout trois bacheliers complets. A moyen terme, notre objectif est d’aller plus loin en proposant le master et en développant la recherche universitaire qui permettra de réaliser des doctorats à Charleroi. Actuellement, nous (co-)organisons 8 masters à Charleroi. Nous voulons que la ville de Charleroi et ses alentours bénéficient d’un centre universitaire local. Et je vais vous donner un scoop, je vais même vous le montrer : voilà le nouveau logo, c’est tout nouveau – vous êtes même le premier à le voir ! – du campus de Charleroi. Avec des partenaires que sont l’ULB, l’UMONS, Condorcet, et l’Université Ouverte, il y a une réelle volonté de poursuivre notre développement à Charleroi.

Vous avez un peu anticipé la question qui allait venir puisque je comptais évoquer ces deux nouveaux bacheliers (sciences humaines et sociales et sciences biologiques) qui sont venus s’ajouter à l’offre en septembre 2018. Mais je voulais surtout vous demander comment s’organise un partenariat inter-universitaire ?

Un partenariat comme celui-là s’organise au niveau de la préparation : on réfléchit à qui fait quoi. Un bloc – on va dire « une année », même si on ne parle plus d’année – vaut 60 crédits, un bachelier c’est 180 crédits. La réflexion se poursuit sur la répartition de ces 60 crédits entre les deux partenaires universitaires. Ça peut être 40-20, 35-25... en fonction des spécificités et des disponibilités des enseignants. Ces questions organisationnelles (qui fera quoi, à quel moment, comment, avec quels moyens, quels horaires...) sont discutées au sein de groupes de travail réunissant les différents partenaires. Nous avons par exemple – à l’UMONS – engagé des chargés de cours : des chimistes, des physiciens, des mathématiciens. L’aspect biologie de la première année en sciences biologiques, est plutôt pris en charge par l’ULB. Il en va de même pour les sciences humaines et sociales, et pour les facultés polytechniques. Il s’agit d’une réflexion commune entre les doyens des différentes facultés et les professeurs des facultés concernées. Tout se fait de manière très harmonieuse au bénéfice des étudiants.

Comment peut-on mesurer le rayonnement de l’UMONS à Charleroi ? 

Mesurer concrètement le rayonnement est extrêmement difficile. En fait, on le mesure déjà, mais indirectement. Aujourd’hui, l’UMONS est surtout implantée à Charleroi, avec un peu plus de 800 étudiants, grâce à ses cours en horaires décalés. Ca veut dire que ce sont soit des jeunes étudiants, soit des personnes exerçant une activité professionnelle qui décident de reprendre ou de poursuivre leurs études. Une fois diplômés, ils exercent une activité professionnelle dans les secteurs industriel, économique, social, et autres... Ils font rayonner leurs expériences vécues en tant qu’étudiant, ou nouvel étudiant dans leur vie professionnelle, et ça s'infiltre à travers la population. C’est un retour indirect que l’on ne peut quantifier. Chaque année, nous demandons aux nouveaux étudiants ce qui les a poussés à s’inscrire chez nous. Souvent ce sont les médias, les annonces publiées un peu partout – à l'arrière d’un bus, sur une pancarte publicitaire – mais avant tout, c'est le bouche-à-oreille. Par ailleurs, les réseaux sociaux prennent de l’importance, c’est tout un ensemble. Comment peut-on mesurer ? Le carolo est quelqu’un d’ouvert, il parle aisément et c’est vraiment l’effet du bouche-à-oreille qui concourt à faire connaitre le Campus UCharleroi, même si c’est un tout nouveau nom – que vous pourrez reprendre par ailleurs. Comme c’est tout nouveau, il est important d’en parler. Alors ce n’est pas une nouvelle université à Charleroi, c’est une nouvelle offre. Ou plutôt un renforcement de l’offre universitaire pour une ville qui le mérite.
C’est quand même une des deux plus grandes villes de la Wallonie, la ville la plus importante du Hainaut, la province la plus peuplée de la Wallonie.

Le Campus UCharleroi est donc une nouvelle offre universitaire, et non pas une nouvelle université à Charleroi...

Créer aujourd’hui une nouvelle université serait un peu regrettable. Partons des acquis, de l’existant et mettons en commun. Faisons collaborer les universités et les Hautes Ecoles. Vous savez, je suis co-président du Pôle décrétal hainuyer qui rassemble les trois Universités actives dans le Hainaut : l’ULB, l’UCL, et nous. Nous sommes l’université référente puisque nous sommes de loin la plus importante [au niveau de] l’implantation dans le Hainaut. A côté de ces trois universités, on retrouve les Hautes Ecoles (Haute Ecole en Hainaut, HEH ; Haute Ecole Louvain en Hainaut, HELHa, et la Haute Ecole Provinciale Condorcet, HEPH-Condorcet), les trois écoles supérieures artistiques, ainsi qu’un ensemble d’écoles de promotion sociale. Ensemble, cela représente 37.000 étudiants. Je les co-préside avec le président-directeur de la Haute Ecole en Hainaut (HEH), Denis Dufrane. Et ce qu’on essaie de faire, c’est donner du corps, du liant entre tous ces établissements d’enseignement supérieur, qu’ils soient universitaires ou pas, peu importe. Parce que je le répète avec insistance, ce qui compte avant tout c’est l’étudiant en devenir, l’étudiant en présentiel, et l’étudiant diplômé dans le Hainaut. Parce que nous avons un rôle social. Ces étudiants, une fois diplômés, – c’est le cas pour la plupart d’entre eux – restent sur leur territoire et l’auto alimentent. Il y a un effet d’émulation – un effet de percolation – qui est enrichissant pour la personne, mais également pour la société. Et moi, en tant qu’hainuyer et fils de mineur, j’en suis très fier. J’estime que j’ai une action à jouer dans le secteur.



L’UMONS a intégré pour la première fois le classement mondial « Shanghai » 2018 (ARWU - Academic Ranking of World Universities) qui regroupe les 500 meilleures universités au monde, et s’illustre de surcroît comme la meilleure université belge franco- phone dans le domaine des matériaux et meilleure francophone (ex aequo) dans celui de la chimie. Quel est l’impact pour l’université de ce type de gratification ? 

Je vais être très franc : en tant que professeur-chercheur, je ne suis pas favorable à ces classements internationaux. Certes, ces rankings existent et il faut vivre avec. Mais personnellement, en tant que chercheur, je n’ai jamais pratiqué la recherche pour les intégrer. Le fait est cependant que, pour la décennie 2000-2010, l’UNESCO a chargé Thomson Reuter d’établir un classement différent, que je ne connaissais pas et qui dresse un top 100 des spécialistes mondiaux du domaine des matériaux. Il existe l’équivalent pour les 100 chimistes les plus influents de la planète. Ce classement des chimistes est paru dans le Times Magazine, en 2011. Il couvre toute une décennie; ce n’est donc pas un « one shot». Et quelle fut notre surprise, ici à l’UMONS – et vous allez voir le lien que je vais faire avec le ranking de Shanghai – qu’y figurent trois Belges, des chimistes, des scientifiques, des ingénieurs [parmi] les plus actifs dans le domaine des matériaux. Et ces trois chercheurs, dont je fais partie (étant classé 18e mondial), proviennent du département de chimie de la Faculté des Sciences de l’Université de Mons ! Jamais, je n’aurais pu imaginer cela. Et je crois que jamais personne en Belgique n’aurait pu croire que « la petite Université de Mons » puisse classer non pas un, non pas deux mais trois chercheurs dans le top 100... alors qu’aucune autre institution n’est parvenue à en caser un. Cela démontre qu’on peut être une université de taille moyenne – ce que les Américains appellent une université de spécialisation – et obtenir une reconnaissance au niveau international. C’est vrai que nous ne disposons pas de toutes les habilitations. Mais c’est parce que nous ne décidons pas de ce que nous souhaiterions avoir. Nous aimerions disposer d’un master en médecine mais ce n’est pas le cas parce qu’il faut avoir l’accord de l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur, ndlr), celui du ministre de l’enseignement supérieur,... Lorsque nous disposons d’habilitations, nous essayons d’exceller dans ces domaines. Et je crois qu’on y parvient. La preuve c’est – et je reviens à la question initiale – qu’au-delà de ce premier classement à titre individuel, c’est désormais l’université de Mons en tant que telle qui intègre le ranking Shanghai. Forcément, nous ne sommes pas « une université complète ». Encore faut-il qu’on m’explique ce qu’est une université complète car je pense qu’aucune université n’est complète. A ce que je sache, il n’y a pas la théologie à Liège, et je peux dire ça pour d’autres institutions... Quoi qu’il en soit, par rapport à nos domaines d’expertise, nous sommes reconnus internationalement : en chimie, en sciences des matériaux, en physique, en ingénierie, dans le domaine de l’énergie. Nous avons décidé, au départ de nos sept facultés et de nos deux écoles, - j’étais vice-recteur à la recherche à l’époque – de créer dix instituts de recherche thématiques, qui sont transversaux, interfacultaires. Ils permettent de bien exploiter le potentiel humain et technique, l’infrastructure disponible au sein de l’université, en collaboration avec nos centres de recherche agréés que sont Materia Nova, créé il y a 22 ans, dans le domaine des nouveaux matériaux et de Multitel, spécialisé dans les nouvelles technologies de l’- information et de la communication. Nous sommes en train de mettre sur pied à Charleroi, dans le bâtiment Zénobe Gramme, un tout nouveau centre de recherche en efficacité énergétique et en développement durable, en partenariat avec nos instituts de recherche thématiques qui oeuvrent dans les domaines des matériaux, des technologies de l’information et de l’énergie. Grâce à cette synergie, l’Université de Mons dis- posera d’un centre de recherche en efficacité énergétique et développe- ment durable à Charleroi ! C’est bien la preuve que notre ambition est d’y pousser jusqu’au troisième cycle, jusqu’au doctorat. Notre ambition globale pour l’UMONS est de nous positionner, avec nos moyens, au plus haut niveau. Ce positionne- ment se veut complémentaire entre nos campus montois et carolo. [C’est en ce sens que] mon slogan est très clair : par une excellence en enseignement et en recherche, asseoir notre ancrage territorial, tout en ayant un rayonnement international ! 

Vous avez récemment fait partie d’une délégation académique belge à Rabat, et y avez notamment dirigé un atelier intitulé « vers de nouveaux paradigmes de la coopération académique et scientifique », où fut évoquée la question d’adapter l’offre de formation aux besoins spécifiques de la région. Cela peut-il s’appliquer à Charleroi sachant Mons et Charleroi ne sont distantes que de seulement 40 km ? 

Evidemment, sans la moindre hésitation. Ça répond tout à fait ce que je viens de dire : ancrage territorial. Vous savez en tant qu’universitaires, nous avons trois missions : l’enseignement, la recherche et l’aide (la contribution) à la société. La Société (avec un grand S), mais [cela concerne] avant tout les retombées immédiates pour l’économie, la culture, le caractère social local (ancrage territorial). Il est donc évident qu’il nous faut une université comme la nôtre, de taille moyenne (pour 10.000 étudiants), afin de veiller à ce qu’il y ait un apport présent et à venir [provenant] des contributions de nos travaux de recherche, de notre développement universitaire. Et la réponse est oui, c’est affirmatif à 100% ! Nous avons un rôle sociétal à jouer, un rôle sociétal de proximité. J’y tiens ardemment.


Quels seraient les besoins spécifiques en matière d’of- fre de formation de Charleroi ?
Ils sont nombreux. Mais s’il fallait n’en privilégier que quelques-uns, je pointerai en premier lieu ce qui a trait avec le développement du Biopark (Le Biopark Charleroi Brussels South regroupe des instituts de recherche universitaire, des plateformes technologiques, des entreprises, des structures de valorisation de la recherche et un centre de formation dans le secteur des biotechnologies, ndlr). Nous y avons le centre d’imagerie et de microscopie moléculaire, en partenariat avec l’ULB à Charleroi. Par conséquent, tout le développement biologique et biomédical à Charleroi. Ce développement permet la Charleroi.

Charleroi étant actuellement en train de changer, son image aussi, quel est – au regard de cette « nouvelle image » – le plus grand défi de l’UMONS à long terme à Charleroi ? Et est- ce que vous percevez cette « nouvelle image » ?

Oui, bien évidemment ! L’image de Charleroi évolue positivement (il était temps !). Je pense qu’il faut considérer la Ville-Haute par rapport à la Ville-Basse. L’image de la ville basse s’est déjà bien redressée ; celle de la Ville-Haute devrait aussi s’améliorer. Je pense que le campus interuniversitaire de Charleroi – le Campus UCharleroi et toutes ses composantes – a un rôle à jouer. Et ce n’est pas pour rien que nous sommes en train de réhabiliter tous les bâtiments avec des fonds européens, des fonds régionaux ainsi qu’avec le soutien de la ville de Charleroi. Ce réaménagement concerne des milliers de mètres carrés. Le bâtiment Zénobe Gramme, le bâtiment Solvay ainsi que le bâtiment dit « la Maçonnerie » vont être remis en état opérationnel. Cela va redonner un cachet, une image positive avec comme conséquence une redynamisation de la vie étudiante. [Nous verrons apparaître] des logements étudiants, des sandwicheries, des restaurants... une nouvelle vie impulsée par l’éducation, création d’emplois directs et indirects dans ce secteur. Nous souhaitons donc aller au-delà du bachelier en sciences biologiques , en proposant une offre de formation en biologie médicale. Ça c’est un premier secteur.

Deuxième secteur déjà évoqué, c’est ce qui a trait au centre d’efficacité énergétique et de développement durable que l’on veut développer à Charleroi. Le bachelier en sciences de l’ingénieur permettra d’avoir ce continuum. C’est bien la preuve qu’on ne veut pas aller chercher les étudiants [à Charleroi] et les attirer ailleurs [à Mons]. Développer un enseignement complet à Charleroi et avoir des retombées à Charleroi-même et [sa] périphérie !

Le troisième secteur concerne le bachelier en sciences humaines et sociales. Nous souhaiterions le compléter par un master en lien avec les sciences sociales, les sciences politiques sociales et, plus particulièrement, avec le domaine du travail. Le FOREM étant situé à Charleroi, il serait opportun de former des jeunes capables de participer à la dynamique de promotion de l’emploi. On en a bien besoin !

Le quatrième secteur concerne l’urbanisme. Nous avons un master de spécialisation en développement urbanistique et développement durable, qui fonctionne actuellement, master proposé par notre faculté d’architecture et d’urbanisme en collaboration avec celle de l’ULB. Et ce toujours dans cet esprit collaboratif. Notre objectif est de développer davantage ces activités pédagogiques et de recherche sur Charleroi.

Charleroi étant actuellement en train de changer, son image aussi, quel est – au regard de cette « nouvelle image » – le plus grand défi de l’UMONS à long terme à Charleroi ? Et est- ce que vous percevez cette « nouvelle image » ? 

Oui, bien évidemment ! L’image de Charleroi évolue positivement (il était temps !). Je pense qu’il faut considérer la Ville-Haute par rapport à la Ville-Basse. L’image de la ville basse s’est déjà bien redressée ; celle de la Ville-Haute devrait aussi s’améliorer. Je pense que le campus interuniversitaire de Charleroi – le Campus UCharleroi et toutes ses composantes – a un rôle à jouer. Et ce n’est pas pour rien que nous sommes en train de réhabiliter tous les bâtiments avec des fonds européens, des fonds régionaux ainsi qu’avec le soutien de la ville de Charleroi. Ce réaménagement con- cerne des milliers de mètres carrés. Le bâtiment Zénobe Gramme, le bâtiment Solvay ainsi que le bâtiment dit « la Maçonnerie » vont être remis en état opérationnel. Cela va redonner un cachet, une image positive avec comme conséquence une redynamisation de la vie étudiante. [Nous verrons apparaître] des logements étudiants, des sandwicheries, des restaurants... une nouvelle vie impulsée par l’éducation, dans le sens formation par la recherche. Je pense que l’un doit aller avec l’autre.  Nous avons un rôle d’ancrage territorial, et donc nous avons un rôle dans la redynamisation de l’économie, du caractère social, de l’impact culturel dans une ville comme Charleroi.

Une dernière question pour conclure, peut-être un peu en décalage par rapport aux autres questions : par-delà les développements stratégiques de l’U- MONS à Charleroi, qu’est-ce que vous – en plus vous êtes carolo –, à titre personnel, appréciez à Charleroi ?
Ce que j’apprécie à Charleroi, c’est la convivialité, l’aisance du dialogue. Ce qui me plaît aussi, c’est de se rendre compte de cette volonté commune de vouloir bien faire. Je pense que les gens sont conscients qu’il y a du travail, que ça de- mande de se retrousser les manches, et que tout le monde va travailler à l’unisson. Il y a un effet d’émulation, une syner- gie des forces en présence. On gagne bien plus en travaillant ensemble qu’en opérant chacun de son côté. Cela m’inspire, me motive et me booste !
(Propos recueillis par Saïd Derouiche, le 13/02/19)
Photos : Université de Mons

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Campus UCharleroi: une nouvelle offre interuniversitaire à Charleroi
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